La prostate fait partie des organes génitaux masculin. Perçue par les hommes comme un élément de leur virilité,
cette glande située sous la vessie, est traversée par l'urètre, le canal qui achemine l'urine de la vessie jusqu'au bout de la verge.

La prostate est sous le contrôle d'une hormone : la testostérone. Le taux de testostérone diminuant avec l'âge, cette diminution
provoque un élargissement de la prostate. Cet élargissement que l'on nomme Hypertrophie Bénigne de la Prostate (HBP) apparaît
à partir de la cinquantaine et touche de très nombreux hommes. Bien que très répandue, l'HBP est heureusement un trouble
bénin qui n'a rien à voir avec le cancer de la prostate.

En cas d'HBP, l'élargissement de la prostate comprime l'urètre qui ne peut plus assurer correctement son rôle de canal
évacuateur des urines. Il en résulte de nombreux désagréments :
- Difficultés à uriner et à vider complètement la vessie,
- Diminution de la force du jet,
- Envies pressantes d'uriner souvent et de manière imprévisible,
- Sommeil perturbé par le besoin fréquent d'uriner la nuit,
- Infections urinaires récidivantes,
- Orgasmes douloureux.
Ces désagrégements affectent sensiblement la qualité de vie et le confort urinaire de nombreux hommes. Pourtant beaucoup n'osent en
parler par refus de la réalité, peur de l'examen clinique : le toucher rectal, ou peur de prendre des médicaments non dénués
d'effets secondaires comme notamment la perte de tonicité musculaire et d'équilibre d'où le risque de chute ou la baisse de la libido et
des troubles de l'érection.
Les phytostérols

Les phytostérols ou stérols végétaux sont des composés naturellement présents en petite quantité dans la
partie lipidique (grasse) des plantes telles que le colza, le tournesol, le maïs mais aussi le pin et certains légumes.
Leur bienfait le plus connu est leur capacité à diminuer le mauvais cholestérol d'où leur utilisation très à la
mode dans de nombreux produits agroalimentaires : margarines, et autres yaourts destinés aux personnes cherchant à faire baisser leur taux de
cholestérol.
Mais les bienfaits des phytostérols ne s'arrêtent pas là. En effet plusieurs études cliniques
1 menées en double aveugle
contre placebo et regroupant plus de 500 sujets ont montré l'intérêt de leur utilisation en cas d'HBP.
Ces études ont mis en évidence la capacité des phytostérols à améliorer sensiblement la qualité de vie des
personnes en augmentant notamment le débit urinaire et la vidange de la vessie.
Associés en justes proportions avec des co-facteurs tels que la vitamine E et le citrate de zinc, les phytostérols de pins et de colza, apaisent
et décongestionnent la prostate pour libérer l'urètre et retrouver le confort urinaire.
1 - Wilt T, Ishani A, et al. Beta-sitosterols for benign prostatic hyperplasia. Cochrane Database Syst Rev.2000
La Boswellia Serrata pour apaiser l'inflammation de la prostate liée à l'HPB
Le
Boswellia ou
Boswellia Serrata est un arbre poussant dans les régions montagneuses de l'Inde. On l'utilise depuis des millénaires en Inde,
en Chine et en Afrique du Nord pour ses propriétés anti-inflammatoire. Son écorce contient des
acides boswelliques dont plusieurs
études cliniques
2 ont montré qu'ils inhibaient la synthèse des leucotriènes (médiateurs de l'inflammation) mais sans
agresser le tube digestif
3.
Le Boswellia Serrata est ainsi considéré comme le plus puissant anti-inflammatoire végétal naturel bio connu, il ne
présente aucun effet secondaire. C'est donc un
actif naturel, efficace, bien toléré, particulièrement intéressant pour
réduire l'inflammation de la prostate présente chez les personnes atteintes d'HBP.
2 - Ammon HP, Boswellia Serrata: from herbal medicine to a specific inhibitor of leukotriene biosynthesis. Phytomedicine 1996
Safayhi H, Mack T, SabieralJ et al. Boswellic acids : novel, specific nonredox inhibitors of 5-lipoxygenase. J Pharmac Exp Ther 1992
3 - Gupta I, Parihar A, MalhotraP et al. Effects of Boswellia Serrata gum resin in patients with ulcerative colitis European Journal of Medical Research 1997
On le sait peut-être moins, mais les gênes urinaires ne sont pas qu'un problème de femme. A partir de la cinquantaine, le nombre
d'infections urinaires chez l'homme augmente fortement à cause de l'HBP.
En effet l'élargissement de la prostate comprime l'urètre, la vessie se vide mal, les urines y stagnent, les bactéries s'y
développent et prolifèrent.
Comme pour la femme, dans la majorité des cas le coupable est
E.coli. d'où l'intérêt d'utiliser là encore la cranberry.

Les airelles d'Amérique du Nord (
Vaccinium macrocarpon) ou cranberry en anglais, sont des baies rouges cultivées autour des grands lacs
nord-américains.
Ces baies sont un véritable trésor en antioxydants bénéfiques pour la santé parmi lesquels on trouve les
ProAnthoCyanidines ou PAC de type A.
De nombreuses études cliniques
1 ont montré que ces PAC A ont la capacité d'empêcher l'adhésion des bactéries
E.coli à la paroi des voies urinaires, cette fixation étant la première étape indispensable pour que se développe une
infection urinaire.
Le mécanisme d'action des PAC a lui aussi été récemment élucidé : les PAC de cranberry se fixent sur les
filaments d'adhésion des bactéries
E.coli qui ne peuvent ainsi plus adhérer à la paroi des voies urinaires, et sont donc
éliminées naturellement avec les urines. Une autre étude
2 a montré que ces propriétés anti-adhésives
s'exerçaient même dans le cas de bactéries
E.coli multi-résistantes aux antibiotiques.
Ainsi plus la concentration en PAC de cranberry est élevée, plus on sature les filaments d'adhésion des bactéries E.coli et
plus on empêche les bactéries de se fixer aux parois urinaires, donc plus on prévient efficacement les infections urinaires.
C'est pourquoi il est important d'apporter la concentration la plus forte possible en PAC de cranberry pour un maximum d'efficacité surtout en
cas de crise et ce dès l'apparition des premières gênes.

L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des aliments (AFSSA) a reconnu officiellement dans son avis du 6 avril 2004, les effets
bénéfiques des extraits de cranberry contre les infections urinaires pour une dose journalière de 36 mg de PAC de cranberry.
Il est primordial de savoir que seule la cranberry américaine
Vaccinium macrocarpon possède ces propriétés car elle est la
seule à contenir des PAC A et seuls les PAC A sont efficaces pour empêcher la fixation des bactéries
E.coli sur la paroi des voies
urinaires.
Les airelles d'Europe du nord telles que
Vaccinium oxycoccus ou
Vaccinium vitis ideae ainsi que de nombreux fruits dont le raisin contiennent une autre
forme de PAC ou PAC B qui sont inefficaces.
1 - Cranberry juice and prevention of recurrent urinary tract infections, Kerr KG. Lancet 1999.
- Inhibition of the adherence of P-Fimbriated E.coli to uroepithelial-cell surfaces by Proanthocyanidin extract from cranberries. Howell AB et al. The
New England Journal of Medecine 1998.
2 - Di Martino P. et al. Reduction of E.coli adherence to uroepithelial bladder cells after consumption of cranberry juice : a double-blind randomized
placebo-controlled cross over trial.World Journal of Urology, 2006.